Chronologie : 45 ans de mesures contre les violences faites aux femmes

Chronologie : 45 ans de mesures contre les violences faites aux femmes

Le gouvernement vient d’annoncer

“6 nouvelles mesures” pour protéger les femmes victimes de violences.

 

Retour sur 45 ans de mesures contre les violences faites aux femmes.

 

Des mesures juridiques et judiciaires

En 1975, le crime passionnel est retiré du Code pénal. Jusqu’à cette date, il pouvait constituer une circonstance atténuante. En 1990, la Cour de cassation reconnaît pour la première foisle crime de viol entre époux.La loi du 26 mai 2004 relative au divorce met en place une mesure d’éviction du conjoint violent du domicile conjugal. En 2006, La notion de circonstance aggravante, inscrite en 1994 dans le Code pénal,est élargie à d’autres auteurs : les pacsés et les “ex”. En 2010, la notion de respect est introduite dans les obligations du mariage. La loi du 9 juillet 2010, adoptée à l’unanimité donne un nouvel outil au juge :l’ordonnance de protection des victimes, qui permet d’interdire à l’auteur des violences d’entrer en contact avec la victime.Cette loi crée aussi le délit de harcèlement moral au sein du couple.

 

Des mesures gouvernementales et ministérielles

En 1989, Les pouvoirs publics lancent la première campagne nationale d’information contre les violences conjugales.En 2004, le gouvernement annonce le premier plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes. En 2019, le gouvernement lance un Grenelle contre les violences conjugales. Face à la hausse du nombre de féminicides, des collages apparaissent dans les rues de Paris puis dans d’autres villes de France. Sur 173 décès liés aux violences conjugales,146 concernent des femmes.

 

Les premiers dispositifs pour victimes et auteurs de violences

C’est en 1978 que le premier refuge pour femmes victimes de violences ouvre ses portes à Clichy. En 1992, la Fédération Nationale Solidarité Femmes,soutenue par le ministère chargé des Droits des femmes, lance un service national d’écoute téléphonique qui devient le 3919 en 2007. Pour prévenir la récidive,des stages de responsabilisation sont créés. Un nouveau dispositif est ajouté dans la loi :le téléphone grave danger,un dispositif de téléassistance qui permet d’alerter les forces de l’ordre en cas de danger. En septembre 2020, le gouvernement lance un nouveau dispositif : le bracelet anti-rapprochement. Il doit permettre de géolocaliser les conjoints ou ex conjoints violents

 

 

 

10/06/2021 15:02
 

https://www.brut.media/chronologie-45-ans-de-mesures-contre-les-violences-faites-aux-femmes

HER JOB

HER JOB

Athènes, de nos jours.
Panayiota, est une femme au foyer, complètement dévouée à son mari et à leurs deux enfants.

 

Elle est peu allée à l’école, ne sait pas lire, a quitté la demeure familiale pour le domicile conjugal, passant d’une domination à une autre.

Crise oblige Panayiota, pour la première fois de sa vie, doit travailler ailleurs qu’à la maison et se risquer ainsi à l’autorité et la subordination, mais aussi l’amitié, la lutte et le goût de la liberté.

 

 

Revue de presse

Le Monde : Porté par une actrice bouleversante, « Her Job » fait entendre une voix, simple et quasi silencieuse.

Le Nouvel Observateur : Le film est chaleureux et rythmé.

Les Fiches du Cinéma : Un hommage aux gens modestes et laborieux d’une réconfortante humanité.

Positif : Nikos Labôt sonde la profondeur des silences et fouille avec un réalisme singulier la pneuma des temps faibles.

 

FESTIVALS

- Varsovie 2018 (Compétition 1-2) : Premier prix
- Varsovie 2018 : Prix Fipresci
- Thessalonique 2018 : Prix d’interprétation féminine
- Festival international du film de Toronto 2018 (section Discovery)

 

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Nikos Labôt
Scénaristes : Katerina Klitsioti, Nikos Labôt
Directeur de la photo : Dionysis Efthymiopoulos
Productrice déléguée : Julie Paratian
Ingénieurs du son : Yannis Antypas, Benoît Gargonne, Jean-Guy Véran
Montage : Dounia Sichov
Auteur de la musique : ONNO
Etalonnage : Isabelle Julien
Producteurs étrangers : Maria Drandaki, Milan Stojanovic
Attachée de presse : Annie Maurette
Décoratrice : Dafni Koutra
Costumes : Rozana Vasilia

 

Joséphine Baker – Première icône noire

Joséphine Baker – Première icône noire

Adulée en Europe, Joséphine Baker se heurtera au racisme de l’Amérique ségrégationniste, son pays natal.

 

Serti de superbes archives, le récit du destin hors du commun de la première star noire et de ses combats.

 

La marche pour les droits civiques, à Washington, demeure “le plus beau jour de [sa] vie”. En ce 28 août 1963, vêtue de l’uniforme de la France libre, Joséphine Baker est la seule femme à s’exprimer, aux côtés de Martin Luther King, devant une foule mêlant Blancs et Noirs.

Ce discours est l’aboutissement d’une vie de succès mais aussi de brimades et de luttes. Enfant pauvre du Missouri, Joséphine fuit, à 13 ans, la famille de Blancs qui la traite en esclave pour suivre une troupe de théâtre. Après une incursion dans le music-hall à New York, elle saisit au vol la proposition d’un producteur qui monte un spectacle à Paris. Avec son animation et sa plus grande tolérance, la Ville lumière la conquiert.

Ses habitants, et bientôt toute l’Europe, s’entichent de cette tornade scénique, dont l’ébouriffante danse et les multiples talents (chant, danse, comédie) collent à la frénésie des Années folles.

 

Espionne pour la Résistance

À une époque où l’on exhibe les “indigènes” comme des bêtes de foire, Joséphine devient l’objet d’une sincère adulation mais aussi de fantasmes coloniaux peu reluisants.

Ses tournées américaines ravivent en outre les traumatismes de l’enfance : elle se fait refouler des hôtels et la critique la prend de haut. Quant à la communauté noire, elle l’accuse de n’avoir rien fait pour les siens. Désemparée, la star comprend qu’elle trouvera sa voie dans l’engagement politique.

La guerre de 1940 lui en donne l’opportunité. Avec courage, Joséphine Baker entre dans la Résistance en qualité d’espionne. Puis, en 1951, à l’occasion d’une tournée en Floride, elle exige l’ouverture des salles de concert au public noir, et dénonce le racisme ambiant au point de s’attirer les représailles du FBI.

Nourri d’extraits parfois poignants de ses mémoires, d’entretiens et d’un riche fonds d’archives, où la star apparaît débordante d’énergie et toujours souriante – elle aimait donner le change – mais plus sereine à mesure qu’elle trouve sa voie, ce film brosse l’émouvant portrait de la première icône noire.

Documentaire réalisé par Ilana Navaro

France, 2017 Produit par Arte France Cinéma

Proposé par Arte

VF • Accès : Monde • Durée : 52 min

Métier dangereux : Karine est élagueuse

Métier dangereux : Karine est élagueuse

“Mon métier, c’est avant tout connaître les arbres au lieu de les couper bêtement.”

 

 

Karine est élagueuse-arboriste, un métier particulièrement dangereux

 

Son métier consiste à “soigner” des arbres qui ont parfois plusieurs centaines d’années. À 46 ans, Karine se hisse à plusieurs dizaines de mètres et coupe les branches abîmées au couteau, retenue par un harnais. Les risques sont réels, Brut a pu la rencontrer.

Conserver l’harmonie entre les arbres et les constructions

Il faut être capable de s’activer dans un arbre, ne pas avoir bien évidemment le vertige et avoir une super condition physique”, explique Karine. Au quotidien, elle retire les branches des arbres menacant les infrastructures à proximité, tout en préservant la santé des arbre eux-mêmes. Ce métier est essentiel afin de favoriser la longévité des arbres et de conserver un rapport harmonieux entre la nature et les constructions. Karine a une spécificité : elle n’utilise pas de tronçonneuse pour couper les branches, mais un couteau, ce qui permet de ne pas faire de bruit et d’avoir des coupes plus nettes.

 

Un métier difficile

Karine doit s’équiper pour se protéger : casque pour la tête, visière, gants et renforcements sur les bras, pour éviter les coupures. Lorsqu’elle a appris et commencé son métier, il y a 18 ans, il étaient 14 dans sa promo. Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux ou trois à pratiquer. La raison ? Trop de blessures, de danger, et parfois des accidents mortels.

Outre le danger que représente la pratique de la profession elle-même, le métier d’élagueuse est aussi rendu difficile en raison d’un fort sexisme. Karine a entendu de nombreuses remarques telles que “Une femme, ça n’a rien à faire en forêt, elle n’y a pas sa place”. La rémunération est de 1200, 1300 euros par mois environ pour Karine.

 

 

28/02/2021 09:30
 
 
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