Les Invisibles

Les Invisibles

Des hommes et des femmes, nés dans l’entre-deux-guerres ;

ils n’ont aucun point commun sinon d’être homosexuels et d’avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société les rejetait. Ils ont aimé, lutté, désiré, fait l’amour.

Aujourd’hui, ils racontent ce que fut cette vie insoumise, partagés entre la volonté de rester des gens comme les autres et l’obligation de s’inventer une liberté pour s’épanouir. Ils n’ont eu peur de rien.

César du meilleur film documentaire 2013

Revue de presse

Critikat.com : L’exigeante sincérité avec laquelle le réalisateur a abordé son sujet lui permet d’offrir aux participants la très belle possibilité de se raconter, de construire, entre un passé remémoré et un présent embrassé, une histoire qui n’appartient qu’à eux.

Ecran large : “Un merveilleux documentaire sur le plaisir de se découvrir et d’être soi-même tout en se situant dans les marges…”

Libération : “Là réside toute la justesse et la force du film de Sébastien Lifshitz : faire de cette poignée d’anonymes des héros, courageux, mais calmes, incroyablement attachants.”

Télérama : “Le cinéaste croise avec délicatesse des témoignages émouvants et rieurs, en les filmant dans leur décor quotidien.”

 

Récompenses

2013 : César du meilleur film documentaire
2012 : Festival Chéries-Chéris : Grand prix du film documentaire
2012 : Face à Face Festival du film gay et lesbien de Saint-Étienne : Prix du public – Grand prix du long-métrage
2013 : Étoile d’or du cinéma français pour le meilleur documentaire3
2012 : Prix du public au Festival Âge d’or-Cinédécouvertes (Bruxelles)

 

Fiche technique

Réalisation : Sébastien Lifshitz
Images : Antoine Parouty
Montage : Tina Baz et Pauline Gaillard
Mixage : Alexandre Widmer
Son : Alexandre Widmer, Philippe Mouisset et Yolande De Carsin

 

Documentaire Réalisé par Sébastien Lifshitz

France, 2012 Produit par Zadig Production

Proposé par Ad Vitam

VF • Accès : Monde • Durée : 1h55

Made in Bangladesh

Made in Bangladesh

Shimu, 23 ans, travaille dans une usine textile à Dacca, au Bangladesh.

Face à des conditions de travail de plus en plus dures, elle décide avec ses collègues de monter un syndicat, malgré les menaces de la direction et le désaccord de son mari. Ensemble, elles iront jusqu’au bout.

 

Revue de presse

Positif : ” Inspiré d’une histoire vécue, le réalisme du propos est contrebalancé par un dynamisme non dénué d’humour.”

Télérama : ” Portrait d’une magnifique entêtée, mais aussi chronique romanesque d’un collectif féminin, ce film social use de la couleur comme d’une arme de combat : les images de ces alliées en saris chatoyants célèbrent l’éclatante noblesse de la sororité.”

aVoir-aLire.com  : “De la veine d’un film des frères Dardenne, la réalisatrice dénonce avec force et dignité l’exploitation qui est commise contre des ouvrières au Bangladesh et du coup, une mondialisation sans état d’âme, à la quête de toujours plus de profits. Saisissant et nécessaire.”

 

 

COMPLEMENT SUR LA-BAS SI J’Y SUIS

Comment meurent les bateaux et qui coud ma chemise ? (Reportage radio)

Perdre sa vie pour 17 euros par mois. En 2006, Daniel Mermet et Giv Anquetil étaient au Bangladesh pour raconter ce pays, arrière-cour des vêtements que l’on se met sur le dos, chantier à ciel ouvert qui démantèle nos bateaux.
En l’espace de quelques minutes, l’embrasement d’une chaudière enflammait dans son entier l’usine textile KTS, dans la province du Chittagong. Un millier d’employées travaillaient lors de l’incendie. Quatre-vingt ont été hospitalisées et près de cent ont portées disparues.

- A ÉCOUTER SUR LA-BAS.ORG (accès libre)

 

Fiction Réalisé par Rubaiyat Hossain

Bangladesh + France, 2019

Proposé par Pyramide Films, Universciné

VOST • Accès : France • Durée : 01H35

Une autre Histoire de la Palestine

Une autre Histoire de la Palestine

L’histoire de la Palestine, de son origine à aujourd’hui, loin de ce que les médias appellent le conflit israélo-palestinien.

 

Experts internationaux, historiens, diplomates des Nations unies, juristes en Droit International mais aussi, témoignages de simples citoyens…

Un éclairage primordial basé sur des éléments factuels incontestables, pour se débarrasser des clichés et idées reçues.


Avec les interventions de : Dominique Vidal, Alain Gresch, Leïla Shahid, Jean Ziegler, Rania Madi, Michel Warschawski, Elias Sanbar, …

 

Revue de presse

 

Télérama : ” Un documentaire fascinant de précision.”

Positif : “le positionnement idéologique est clair, informé et pédagogique.”

aVoir-aLire.com : “Un documentaire dense, politiquement très marqué, qui tente de rendre justice à une terre sacrifiée, la Palestine, sur l’autel des conflits géopolitiques et culturels, et de faire le procès à un sionisme aveugle. Intéressant, documenté et courageux, au regard des risques de clivage inhérents à un tel sujet.”

Documentaire Réalisé par Roland Nurier

France, 2019 Proposé par Universciné

VF • Accès : France • Durée : 01H41

Free to Run

Free to Run

Des rues de New York aux sentiers des Alpes suisses, de Sao Paulo à Paris, Pékin ou Sydney, hommes et femmes, champions ou anonymes, sont chaque année des millions à courir.

Pourtant, il y a à peine 50 ans, cette pratique était uniquement réservée aux hommes, cantonnée aux stades, avec des règles strictes, rétrogrades et sexistes.

Associant témoignages inédits et images d’archives, “Free to Run” raconte pour la première fois la fabuleuse épopée de la course à pied, acte marginal et militant devenu passion universelle.

Revue de presse

Elle : Plus que l’histoire de la course à pied, cet excellent documentaire raconte celle d’une course pour la liberté et l’égalité.

Libération : La leçon du film tient en cette idée que, selon Morath, « les révolutions naissent à partir de pionniers courageux qui luttent contre les conservatismes, les points de vue établis. (…) ». À méditer.

aVoir-aLire.com : En s’appuyant habilement sur un mélange d’images d’archives et d’interviews, ce documentaire aborde avec passion la démocratisation de la course à pied des années 60 jusqu’à aujourd’hui. Il parvient à dépasser la niche des coureurs, grâce à sa volonté exquise de fouler le sol hors des sentiers battus.

Fiche technique

Réalisation : Pierre Morath
Photographie : Thomas Queille
Montage : Thomas Queille
Musique : Kevin Queille

Documentaire Réalisé par Pierre Morath France, 2016
Produit par Point Prod Proposé par Jour2Fête
VF • Accès : France • Durée : 1h39
SWAGGER

SWAGGER

Swagger nous transporte dans la tête de onze enfants et adolescents aux personnalités surprenantes, qui grandissent au cœur des cités les plus défavorisées de France. En déployant une mosaïque de rencontres et en mélangeant les genres, jusqu’à la comédie musicale et la science-fiction,

Swagger donne vie aux propos et aux fantasmes de ces enfants d’Aulnay et de Sevran. Car, malgré les difficultés de leur vie, ils ont des rêves et de l’ambition. Et ça, personne ne leur enlèvera.

 

Revue de presse

L’Humanité  : “La différence majeure avec le cinéma social actuel, c’est la beauté de l’image, très travaillée, la fantaisie des personnages et leurs épatantes et hilarantes réflexions. À la fois une chronique des cités et une série de vignettes hautes en couleur. Tableau euphorisant.”

Les Inrockuptibles  : “Premier effet swag de Swagger : la cinégénie, la présence, la malice, l’intelligence de ces kids. Deuxième effet swag : sa façon de redéfinir ce qu’est un ado de banlieue, loin des habituelles images anxiogènes ou misérabilistes. Troisième couche de swag : cette audace dans le mélange de des genres, du docu et de la fiction, striant le réel le plus prosaïque par des embardées fantastiques.”

Transfuge : “Parfois, Babinet met en scène leurs rêves, imagine une comédie musicale et un petit film de science-fiction. Il réussit à ne jamais sombrer dans l’imagerie télé, la représentation figée, mortifère. Il casse les clichés ou s’en amuse, aidé de ses petits héros plein de bon sens.”

Libération : “Et si le film n’adopte aucun discours sociologique, on est libre de tirer les conclusions que l’on veut. Que le cinéma soit venu réparer ce que d’autres ont abîmé, qu’il puisse se réenchanter ainsi dans un univers souvent figé dans des représentations caricaturales, en fait la bonne fée du conte.”

Fiche technique

Réalisation : Olivier Babinet
Montage : Isabelle Devinck
Son : Guillaume Le Braz & Christophe Penchenat
Image : Timo Salminen
Musique Originale : Jean-Benoit Dunckel
Montage Son et Mixage : Valérie Deloof
Mixage : Cristinel Sirli

SAFARI

SAFARI

L’Afrique

Ses grands espaces, ses zèbres, ses gnous et ses impalas.

Et quelque part tapis dans les buissons : des chasseurs blancs, touristes européens en quête de divertissement.

Ils aiment tuer, y mettent le prix, le font dans les règles de l’art.

Avec Ulrich Seidl, nous les observons comme ils observent leur proie.

Un documentaire animalier sur la nature humaine.

 

LE FILM PAR OLIVIER PÈRE

 Cinéaste de la provocation et de l’inconfort, Ulrich Seidl est d’abord un grand documentariste, un essayiste du cinéma. Son projet repose sur un principe esthétique qui correspond à son désir de montrer ce que l’on ne veut ou ne peut généralement pas voir : la frontalité.

Seidl pense ses films en tableaux, natures mortes, portraits silencieux ou parlants dans lesquels le cinéaste privilégie des compositions symétriques.
Son style colle particulièrement à son nouveau film Safari, qui met en scène une série de trophées : trophées de chasse exhibés et collectionnés par ces amateurs de gros gibier, et les chasseurs eux-mêmes épinglés par l’entomologiste Seidl dans ses plans en forme de boîte.

Le film donne la parole à des touristes autrichiens et allemands qui vont en Afrique du sud ou en Namibie, en couple ou en famille, pour goûter au grand frisson du safari, autorisés à tuer des animaux de la savane. Seidl expose une réalité – la démocratisation de la chasse de gros gibier en Afrique grâce à des fermes d’animaux gérées par des Blancs – qui souligne les relations entre tourisme et néocolonialisme, avec un racisme latent ou assumé, tel celui que l’on retrouve dans les propos d’un organisateur allemand de safaris.

Plus profondément, Seidl explore la fascination pour la mort et le sentiment d’impunité de ces blancs occidentaux en quête d’émotions fortes sur le continent africain. Ils pensent faire partie d’une société d’élus, autorisés à donner la mort à des animaux dans des combats inégaux et au suspens artificiellement entretenu. Leur pseudo philosophie de guerriers appartenant à la race supérieure, exprimée en toute franchise et sans aucun complexe, exhale les relents d’une idéologie nauséabonde qui n’appartient malheureusement pas qu’au passé.

Au-delà des fantômes du nazisme dont Seidl ne cesse d’enregistrer la survivance au sein de la société et des mentalités autrichiennes, le cinéaste plonge ici dans les zones les plus sombres de la psyché humaine. La parole libère dans Safari des désirs de meurtre qui sont aussi des fantasmes de sexe. Le meurtre d’un animal devient pour le jeune homme un rite de passage vers la virilité, adoubé par son père présent à ses côtés qui le félicite pour avoir « bien tiré. »

La manière dont les femmes, épouses ou filles, décrivent les émotions procurées par la chasse renvoie directement au lexique de la jouissance sexuelle. Il est évident que le meurtre d’un zèbre ou d’une girafe leur apporte un plaisir comparable à un orgasme. Leur excitation est visible, et difficilement contrôlable, devant la caméra de Seidl, juste avant d’appuyer sur la gâchette ou en contemplant le cadavre de l’animal, préparé pour une macabre photo souvenir.

En coulisse, les employés africains se coltinent le sale boulot, et entretiennent une relation véritable, beaucoup plus profonde avec l’animal mort : son dépeçage méthodique, ce qui prend des proportions dantesques lorsqu’il s’agit d’un animal aussi imposant qu’une girafe. Safari s’inscrit ainsi dans la continuité de Sous-sols, le précédent documentaire de Seidl qui s’intéressait à la vie cachée des banlieusards autrichiens dans les caves de leurs pavillons.

Ici les pulsions de sexe et de mort s’assouvissent au grand air, sous le soleil africain, et pourtant toujours loin des regards des voisins. Mais Seidl est encore là pour les filmer. Il ne lâche pas son sujet.

 

 

FICHE TECHNIQUE

VOST • Durée : 1h31

Réalisation : Ulrich Seidl
Image : Wolfgang Thaler, Jerzy Palacz
Son : Paul Oberle
Montage : Christof Schertenleib

 

 

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