Le Pôle Nord se réchauffe …

Le Pôle Nord se réchauffe …

En 2019, le Pôle Nord

vit une transition climatique inédite.

 

Cette année, la température au Pôle Nord a augmenté en moyenne de 1,9°C de plus qu’entre 1981 et 2010. Il s’agit d’un réchauffement aggravé par “l’amplification arctique”.

En effet, le pôle Nord se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète.

La glace du Groenland est actuellement en train de fondre à toute vitesse. Habituellement cette fonte est compensée par les chutes de neiges hivernales. Cependant, depuis les années 90, en dépit de la saison hivernale, la glace du Groenland fond chaque année. En 2019, près de 267 milliards de tonnes de glace ont été perdues, causant une augmentation du niveau de la mer de 0.7mm.

Cela pourrait contribuer au dégel du permafrost, un immense réservoir de CO2. Si le permafrost fondait, il pourrait libérer entre 300 et 600 tonnes de carbone par an.

 

“L’Arctique vit une transition inédite

dans l’histoire de l’humanité”

Le réchauffement climatique perturbe l’écosystème de l’Arctique. En effet, la hausse des températures est l’une des cause du déclin de la mouette blanche et pousse la morue du pacifique à se déplacer vers le nord.

Les populations humaines voient également leur modes de vie se bouleverser car avec la fonte des glaces, les déplacements et la chasse deviennent très difficiles : “Nos enfants voient tellement de changements en ce moment, c’est difficile pour eux de tenir la cadence. Nous perdons une grande partie de notre culture et de nos connections avec les ressources de nos océans et de nos terres.

D’ici 2030, la glace recouvrant l’océan Arctique pourrait avoir totalement disparue en été.

 

13/12/2019 12:24
 

https://www.brut.media/fr/international/le-pole-nord-se-rechauffe-deux-fois-plus-vite-que-le-reste-de-la-terre

L’Histoire de Sea Shepherd

L’Histoire de Sea Shepherd

Des actions parfois controversées

pour sauver la vie marine,

un fondateur recherché par le Japon…

Pirates ou sauveteurs des mers ?

 

Brut & Le Tatou retracent l’histoire de Sea Shepherd, une organisation de préservation de l’environnement qui fait parler d’elle.

L’organisation Sea Shepherd, c’est avant tout son fondateur : Paul Watson. La défense des animaux est un combat qu’il mène depuis toujours. « Je suis devenu un activiste quand j’avais 10 ans. Je passais mon été à nager en compagnie d’une famille de castors au Canada. Quand je suis revenu l’année d’après, j’ai découvert que les castors n’étaient plus là et qu’ils avaient tous été tués par des trappeurs » raconte Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd. Alors âgé d’une dizaine d’années, il part à la recherche des pièges pour les détruire et libérer les animaux.

Paul Watson s’engage dès ses 19 ans, en 1969. Il rejoint d’abord les rangs d’une association qui deviendra plus tard Greenpeace. Mais Paul Watson est rapidement considéré comme trop radical. La scission arrive au moment de la campagne contre la chasse aux phoques en 1977, où Brigitte Bardot était venue sur la banquise. Lors de cette campagne, Paul Watson saisit et jette à l’eau le gourdin d’un chasseur de phoques qui venait de fracasser le crâne d’un bébé phoque et qui s’apprêtait à en tuer un second. La direction de Greenpeace considère qu’il s’agit d’un acte de violence et de destruction de propriété privée, en violation avec les règles de non-violence de Greenpeace.

 

Trop radical pour Greenpeace,

Paul Watson fonde Sea Shepherd

Exclu de la direction de Greenpeace, Paul Watson décide de créer sa propre organisation en 1977. Il baptise cette association « Sea Shepherd », ce qui signifie « Berger des mers » en français. Une référence aux bébés phoques que l’on appelle blanchons puisqu’ils sont tout petits et blancs comme des moutons.

La première grosse opération, qui fait connaître Sea Shepherd, c’est le sabordage du baleinier pirate le Sierra en 1979, au large des côtes portugaises. « En frappant le Sierra, nous avons gagné un combat pour les baleines en endommageant toute l’industrie baleinière pirate qui fait actuellement l’objet d’une enquête internationale et qui a peur » déclarait Paul Watson peu après l’évènement. Depuis ce premier sabordage, Sea Shepherd affirme avoir coulé une dizaine de bateaux.

En 2018, Sea Shepherd a mené 31 actions à travers le monde, en mer et à terre. En France, l’organisation a par exemple mené une opération de protection des tortues marines à Mayotte. Sea Shepherd dispose aujourd’hui, d’une flotte de 12 navires. La majorité de son budget annuel de 11 millions d’euros est consacré au carburant et à l’entretien des bateaux. Parmi ceux qui travaillent à Sea Shepherd, près de 95 % sont bénévoles, seule une trentaine de personnes sont payées, dont les capitaines des bateaux, les chefs mécanos et les chefs de pont.

Ces dernières années, Sea Shepherd travaille de plus en plus en partenariat avec des gouvernements pour intervenir dans les eaux territoriales. L’organisation met par exemple en place des opérations avec les gouvernements d’Afrique de l’Ouest pour arrêter la pêche des ailerons de requin. Mais « il faut rester lucide et il faut rester humble par rapport à notre impact, parce que ce n’est pas Sea Shepherd qui va sauver l’océan. On n’a pas les moyens de le faire, mais on est un exemple de ce qui est possible de faire pour agir à son niveau » tempère Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France et co-directrice de Sea Shepherd Global.

Le but de l’association Sea Sheperd est donc de pallier au fait qu’il n’existe pas de police en haute mer. De nombreuses lois, règles et réglementations régissent en effet les hautes-mers, mais il n’y a personne pour les faire respecter : « C’est le Far West » estime Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France et co-directrice de Sea Shepherd Global. « Il fallait que quelqu’un agisse. La Charte mondiale de la nature de l’ONU nous a servi d’autorisation pour intervenir, je l’ai d’ailleurs présentée au tribunal avec succès » précise Paul Watson.

 

 

Sea Shepherd, des « pirates de compassion »

Trop violents, agressifs, extrêmes, donc parfois contre-productifs… L’association Sea Shepherd est vivement critiquée par ses opposants, mais aussi par des organisations de défense de l’environnement. Mais l’image de pirate que leurs détracteurs leur donnent est loin de déplaire à Paul Watson : « On est des pirates de compassion au service de la vie marine et on s’oppose aux pirates braconniers qui détruisent la vie » a déclaré le fondateur de Sea Shepherd, rapporte Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France et co-directrice de Sea Shepherd Global.

L’association a repris à son compte la symbolique du pirate pour dessiner son logo. À la place des os, le trident de Neptune qui symbolise la combativité et le bâton du berger qui symbolise la protection. Dans le crâne, on trouve un cachalot et un dauphin, en forme de Yin et Yang, pour symboliser l’équilibre marin.

Une question est systématiquement posée aux volontaires potentiels qui veulent rejoindre l’équipage : « Êtes-vous prêt à risquer votre vie pour sauver une baleine ? » S’ils répondent non, ils ne sont pas sélectionnés. En effet, les risques sont inhérents aux missions « parce qu’on s’attaque à des intérêts économiques qui sont importants

et qu’on est face à des gens qui n’ont pas de scrupules » explique Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France et co-directrice de Sea Shepherd Global. Mais la majorité des bénévoles de Sea Shepherd reste à terre, dans des structures locales.

 

 

Des méthodes qui ne plaisent pas

à tout le monde

« Quand nous pourchassons les braconniers au fin fond du monde ou au beau milieu de l’océan, ils ont peur de nous » raconte Paul Watson. Mais la situation est tout particulièrement tendue entre Sea Shepherd et le Japon, l’un des derniers pays à pratiquer la chasse à la baleine. « Je proteste vivement contre une activité dangereuse qui bloque notre flotte et met en danger la vie et les biens de notre peuple » a par exemple déclaré Katsuya Okada, le ministre japonais des Affaires étrangères.

Suite à ce conflit, le Japon a émis un mandat d’arrêt contre Paul Watson pour plusieurs chefs d’accusation : entrée par effraction sur un navire, atteinte aux biens, entrave à l’activité imposée par la force, coups et blessures. Ces accusations font référence à deux attaques perpétrées contre des baleiniers japonais en Antarctique en février 2010. À cause de ce mandat d’arrêt, Paul Watson a été placé sur la notice rouge d’Interpol depuis septembre 2012. C’est-à-dire que les pays membre d’Interpol déterminent s’ils peuvent détenir ou arrêter une personne, pour que le pays requérant puisse ensuite demander son extradition. Paul Watson habite aujourd’hui le Vermont aux États-Unis et ne quitte pas le pays, par peur d’être bloqué à la frontière américaine au moment du retour.

« Nous vivons dans une société qui n’a jamais été aussi instruite dans toute l’histoire du monde. Il n’y a pas d’excuse à l’ignorance. Nous avons accès à la télévision, aux documentaires, à la presse écrite… Tout ce qui se passe dans le monde, tout le monde peut en être immédiatement informé, sauf si on choisit de ne pas l’être. Les gens sont dans le déni volontaire. Ils ne veulent pas savoir (…) Ce n’est plus une question de choix. Si vous voulez avoir un futur, il vous faut agir. » conclut Paul Watson.

 

04/08/2019 15:14   mise à jour : 19/08/2019 10:29

https://www.brut.media/fr/international/l-histoire-de-sea-shepherd

Rainbow Warrior

Rainbow Warrior

Emblème de Greenpeace,

il a été en première ligne du combat écologiste, avant de connaître une fin tragique.

 

Voici l’incroyable histoire du Rainbow Warrior.

 

Le Rainbow Warrior, navire de combat

 

L’objectif de ce navire de Greenpeace : s’interposer face à des pratiques considérées comme destructrices pour l’environnement.

Il a été en première ligne de nombreux combats écologistes et joué un rôle majeur dans l’histoire de Greenpeace, avant de connaître une fin tragique… Voici l’histoire du Rainbow Warrior.

 

Un vieux chalutier britannique

À la fin des années 1970, la jeune organisation Greenpeace cherche à acquérir un bateau gros et rapide pour renforcer ses actions coup de poing à travers les mers.

Début 1978, à l’aide d’une subvention du WWF, l’ONG rachète un vieux chalutier britannique. Pendant plusieurs mois, les bénévoles le réparent et lui donne ses couleurs. Ils le nomment le Rainbow Warrior.

Le bateau commence ensuite ses campagnes dans l’Atlantique Nord. Son objectif : s’interposer face à des pratiques considérées comme destructrices pour l’environnement, comme la chasse à la baleine, la chasse aux phoques ou le rejet de déchets nucléaires en pleine mer.

En juin 1980, alors qu’il tente de bloquer un baleinier, le Rainbow Warrior est arraisonné par la marine espagnole, puis retenu à quai.

 

Il aide les habitants d’une île touchée par des retombées radioactives à s’installer ailleurs

Cinq mois plus tard, en pleine nuit, le navire s’échappe et reprend ses campagnes. En mars 1985, Rainbow Warrior fait peau neuve : il est doté de voiles. Il devient plus économe en carburant et peut rester en mer pendant de longues durées. Il prend alors la route de l’océan Pacifique pour l’opération « Exodus Rongelap ».

Sur une île touchée par des retombées radioactives d’essais nucléaires américains dans les années 1950, le bateau de Greenpeace embarque environ 300 personnes et 100 tonnes de matériel, à la demande des habitants. Rainbow Warrior les conduit sur une autre île pour qu’ils puissent s’y installer. Il regagne ensuite le port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, afin de bloquer les tests d’armes nucléaires menés par la France dans le Pacifique.

 

Le 10 juillet 1985, deux explosions retentissent à bord

Le 10 juillet 1985, juste avant minuit, alors qu’une dizaine d’activistes sont à bord, deux explosions retentissent. Fernando Pereira, photographe de l’équipe, reste prisonnier du Rainbow Warrior et meurt noyé.

Le bateau est irréparable. Rapidement, l’enquête mène à la piste d’un sabotage perpétré illégalement par des agents français.

Alors que la presse internationale s’empare du scandale, le gouvernement français finit par reconnaître que les bombes ont été posées par ses services secrets.

Quelques années après le sabotage, Greenpeace met à l’eau le Rainbow Warrior II, un nouveau navire qui retourne s’opposer aux essais nucléaires français. Sous la pression internationale, la France finit par abandonner ces tests.

Le 12 décembre 1987, en présence de nombreux soutiens, l’épave du Rainbow Warrior est coulée dans la baie de Matauri, en Nouvelle-Zélande. Il devient un lieu de plongée mythique et offre un abri à de nombreuses espèces marines.

 

25/07/2020 10:29

https://www.brut.media/fr/international/une-vie-le-rainbow-warrior

Nettoyage de Plage Géant

 Israël : un nettoyage de plage géant

 

 

62 000 kilos de déchets.

C’est ce qu’auraient ramassé ces volontaires lors d’un nettoyage de plage géant en Israël…

En Israël, près de 100 ramassages ont été organisés le temps d’une journée. Un nettoyage de plage géant pour lutter contre la pollution plastique et les déchets marins.

« Tout le monde était impliqué. Il y avait des ONG, les autorités, les municipalités, des volontaires, des groupes de sport, des élèves… Tout le monde était là et nettoyait les plages », se réjouit Debra Ramon, biologiste marine et membre de WeSea….

 

Une quantité énorme de déchets

Alors que les organisateurs prévoyaient de collecter 3.000 à 6.000 kg de déchets, plus de 62.000 kg auraient finalement été ramassés. Parmi eux, mégots, bouteilles, emballages et vaisselle jetable. « Cela permet aux gens de prendre conscience de ce que deviennent nos déchets une fois qu’ils quittent nos mains. Une grande partie finie dans l’océan », constate Debra Ramon.

À travers cette action, les organisateurs tentaient de battre le record du monde du plus grand nettoyage de plage. Mais l’action visait aussi à interpeller les décideurs pour demander une meilleure protection des écosystèmes marins. Environ 18.000 volontaires se seraient mobilisés à travers le pays. Selon WWF, le littoral de Tel-Aviv est le troisième littoral le plus pollué en Méditerranée. Il suit celui de Barcelone et celui du sud de la Turquie.

Piscine Naturelle

Piscine Naturelle

Au cœur de Londres, dans le quartier en chantier de King’s Cross, un bassin accueille les Londoniens dans une eau assainie par des plantes.

 

Une piscine naturelle, traité et dépolluée par des plantes, ouverte au public :

c’est la réalisation éphémère qui agrémente l’été londonien, au cœur de la plus importante opération de restructuration urbaine en cours dans la capitale britannique.

Sur cette ancienne friche ferroviaire et industrielle, au nord des gares de Saint Pancras et King’s Cross, c’est en effet un nouveau quartier de 27 ha qui est en train de voir le jour, développé par le promoteur Argent Group :

A  terme, en 2020, ce sont 2 000 logements, 316 000 m² de bureaux, 46 000 m² de commerces et de loisirs qui remplaceront les entrepôts et les usines désaffectés.

Aujourd’hui, la moitié des programmes sont réalisés mais le site a encore largement une allure de chantier, ce qui ne décourage nullement les Londoniens de se baigner au voisinage des grues et des sacs de sable.

 

Pour remplacer les piscines publiques bleu azur qui sentent le chlore, la nouvelle tendance est à la baignade naturelle en milieu urbain.

En mai en plein coeur de Londres ouvrira l’étang de King’s Cross, un bassin d’eau oval aux contours irréguliers qui permet de se baigner au milieu des roseaux et des fleurs sauvages, avec vue sur les immeubles en construction des alentours.

Dans l’eau non chauffée, des plantes immergées ont été sélectionnées pour leur capacité à filtrer les impuretés, ce qui permet de se passer de tout produit chimique, rapporte Quartz.

L’étang de King’s Cross –un projet poétiquement baptisé «Of Soil and Water», de terre et d’eau– mesure environ 40 mètres sur 10, et chaque jour un nombre limité de baigneurs sera autorisé à y nager, en fonction de la capacité de nettoyage des plantes.

La végétation autour de l’étang changera avec les saisons.

L’architecte Eva Pfannes résume la mission très idéaliste du projet:

«Les visiteurs entrent dans un laboratoire vivant et prennent conscience de leur rapport à la nature, ce qui les encourage à prendre leurs responsabilités vis-à-vis de la nature.»

Le concept est une collaboration entre le studio d’architecture Ooze et l’artiste architecte slovène Marjetica Potrc:

l’étang est pensé comme une installation artistique qui invite à réfléchir sur les interactions entre nature et ville.

«Nous devons repenser notre relation à la ville et à la nature. Avec cette installation, nous collaborons avec la nature, et cela enourage le visiteur à participer à cette interaction» explique Marjetica Potrc…

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