Cette « tiny house » est totalement écolo

Cette « tiny house » est totalement écolo

Clément Chabot a vécu plus d’un an et demi dans une « tiny house » remplie de « low-tech ».

Chauffe-eau solaire, poêle de masse, garde-manger en fenêtre… Les technologies douces, ça marche, et elles permettent de concilier confort de vie et sobriété.

 

  • Concarneau (Finistère), reportage

Clément Chabot et Pierre-Alain Lévêque se sont lancés dans la construction et la vie dans une « tiny house », un micro-habitat durable et modulaire installé à Concarneau, en Bretagne. Les deux ingénieurs y ont élu domicile pendant plus d’un an afin de tester la pertinence des douze low-tech qui la font fonctionner.

Dans cette vidéo, Clément Chabot présente les technologies sobres les plus prometteuses du projet : poêle de masse, capteur à air chaud, chauffe-eau solaire, panneau photovoltaïque, récupérateur d’eau, garde-manger… Une myriade d’innovations sobres qui a créé un cadre de vie confortable à l’ingénieur.

Leur association, le Low-tech Lab cherche et expérimente depuis 2012 des innovations de technologie sobre afin d’en tester l’efficacité et de donner à chacun l’envie de vivre mieux avec moins. Une aspiration à la sobriété et au vivre-mieux par des technologies, services et savoir-faire qui sont utiles (besoins en eau, énergie, alimentation), durables (robustes, réparables) et accessibles économiquement.

L’association a ainsi expérimenté l’intégration de technologies sobres dans le domaine de la mobilité, de l’habitat, de l’autonomie et de la solidarité en lien avec la question des réfugiés. En parallèle, leur catamaran Le Nomade des Mers sillonne en ce moment les océans en quête d’initiatives low-tech exemplaires.

La « tiny house » est orientée de manière à capter le plus de soleil possible.

Convaincu de l’utilité et de l’avenir des « basses technologies », Clément est en train d’appliquer une partie de ces innovations à son propre logement. Il participera également à des chantiers de rénovation low-tech en Bretagne, dont celui d’un lycée professionnel dont le système de chauffage sera intégralement revu. Preuve que les technologies sobres sont applicables à échelle macroscopique.

 

https://reporterre.net/cette-tiny-house-est-totalement-ecolo

La Commune (Paris, 1871)

La Commune (Paris, 1871)

Nous sommes en Mars 1871.

Alors que la « télévision versaillaise » désinforme, se crée la « télévision communale », émanation du peuple des insurgés.

Le film est un événement. Il s’attaque à un moment mythique de l’histoire de France : la Commune de Paris.

 

Peter WATKINS s’insurge, dérange, bouscule. Il crée une œuvre cinématographique hors norme. Et si le récit s’appuie sur une recherche approfondie, c’est pour permettre une réflexion sur le présent et mener une critique frontale de médias.
Plus de 200 acteurs interprètent les personnages de la commune. Un film culte.

 

Peter Watkins, La Commune (Paris, 1871) (2000)

Comme pour son premier film, La Bataille de Culloden (1964), Peter Watkins utilise le procédé consistant à créer une télévision communale, science-fiction chargée d’imaginer la vie des habitants de la capitale.

Dans une forme documentaire proche des actualités cinématographiques des années cinquante, caméra à l’épaule, comme si celle-ci se trouvait effectivement dans la ville de Paris.

Après avoir reconstitué à Montreuil, dans les anciens studios Méliès, les quartiers ouvriers de 1871, les journalistes interrogent les habitants et les soldats de la Garde nationale. Tous critiquent le gouvernement réfugié à Versailles et se plaignent du manque de pain.

Dans un long monologue, Watkins, expliquant les raisons de la production de ce film, fustige “le système éducatif français qui a occulté ou marginalisé la Commune de Paris depuis plus de cent ans”.

Même s’il reconnaît que l’on a produit une vingtaine de courts métrages sur ce sujet, ce n’est pas pour autant que le public français connaît cette période innovante de son Histoire.

La Commune se veut film d’agit-prop, à destination des écoliers et de leurs parents. Pour lutter contre le pouvoir de la mondialisation et des médias appelé par lui “monoforme”, il lance un appel à tous ceux qui veulent changer la vie en s’inspirant d’Arthur Rimbaud : « Au grand soleil d’amour chargé, / Sur le bronze des mitrailleuses/ À travers Paris insurgé !”

 

Revue de presse

Télérama : “Il s’agit d’un mélange extraordinairement vivant et ambitieux de rigueur historique, de “documenteur”, et de work in progress. (…) Peter Watkins fait de chaque spectateur un acteur de l’Histoire éveillé et conscient.”

L’Humanité : “Son but n’est pas de “raconter” la Commune, encore que jamais sans doute le climat de ces temps de fièvre n’ait été restitué avec autant de justesse, mais d’amener le spectateur à se poser quelques questions sur lui-même et son rapport à la société.”

aVoir-aLire.com : “La Commune s’avère une proposition de cinéma ludique, politique et engagé qui tord le cou à l’édification pédagogique et aux us et coutumes audiovisuels. (…) Dans son genre, impressionnant.”

Les Inrockuptibles : “Un OVNI dans le paysage audiovisuel : un œuvre à part, belle et crispante, qui dynamite les mécanismes de création habituels”

Les Cahiers du cinéma : ” Cette dévoration de l’Histoire et du cinéma par le quatrième pouvoir suscite tantôt l’admiration pour un didactisme assumé, tantôt le plaisir d’un anachronisme vivifiant, tantôt le regret des nuances d’”Edvard Munch”, le chef d’oeuvre de Watkins.”

 

LA COMMUNE PAR HENRI GUILLEMIN

En complément, pour aller plus loin encore, la célèbre série d’émissions pour la TSR par Henri Guillemin a été éditée dans un magnifique coffret avec livre (Les Mutins de Pangée)

 

- EN SAVOIR PLUS

Revenu universel : qu’attendons-nous pour l’expérimenter ?

Revenu universel : qu’attendons-nous pour l’expérimenter ?

Telle une mélodie que l’on fredonne en continu sans parvenir à la chasser de sa tête, l’idée d’un revenu universel ne cesse de resurgir dans les débats politiques.

Portée avec force par Benoît Hamon lors de la dernière campagne présidentielle, elle avait été balayée par la vague centriste qui avait porté Emmanuel Macron au pouvoir. La proposition du candidat PS de 2017 menaçait de connaître le même sort que lui : sombrer dans un trou noir.

Mais avec la crise économique et sociale liée à la pandémie, sa proposition fait son retour dans les aspirations des Français. Bonne nouvelle ! Car à l’évidence, un revenu si ce n’est universel, au moins de base, réglerait nombre des difficultés économiques, des injustices sociales mais aussi des soucis psychologiques charriés par le Covid.

Si ce revenu existait aujourd’hui, on ne verrait pas les étudiants faire la queue à la soupe populaire et renoncer à tout rêve d’avenir. Si ce revenu existait aujourd’hui, beaucoup n’en seraient pas réduits à batailler pour survivre. Ils seraient en train de travailler sur des projets aptes à leur donner un horizon et surtout l’envie de se lever le matin.

Comme le note Benoît Hamon dans l’interview qu’il nous a accordée, nous avons vitalement besoin d’idées positives pour sortir de cette séquence anxiogène. Le revenu universel en est une. Certes, il n’est pas objectif, puisque c’est son cheval de bataille.

Mais cette idée est reprise progressivement par la plupart des formations politiques, sous une forme ou sous une autre. Qu’attendons-nous pour l’expérimenter à grande échelle ?

Si Emmanuel Macron veut sortir la tête haute de cette crise, il doit montrer qu’il peut en tirer des leçons. A la faveur de la pandémie, beaucoup ont compris qu’ils voulaient changer de mode de vie et donc de façon de travailler.

C’est le moment de les écouter, d’innover et d’esquisser un monde d’après qui ne soit surtout pas une copie conforme du monde d’avant.

par Alexandra Schwartzbrod

publié le 9 février 2021 à 13h12
Des Déchets Nucléaires

Des Déchets Nucléaires

EN BÉDÉ — De gré ou de force,

cent mille ans de déchets radioactifs

 

20 octobre 2020 / Pierre Bonneau, Gaspard d’Allens et Cécile Guillard

 

 

 

 

Pierre Bonneau, Gaspard d’Allens, dans « Cent mille ans » (illustré par Cécile Guillard), enquêtent sur la manière dont l’État impose, à Bure, dans la Meuse, le projet titanesque d’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux. Non sans résistance.

 

C’est l’un de ces petits villages qui n’a jamais eu droit à sa carte postale. Et pourtant… L’endroit fait parler de lui jusqu’au sommet de l’État, la zone est quadrillée, ses 80 habitants surveillés. À Bure, 85.000 mètres cubes de déchets radioactifs doivent être enfouis à 500 mètres sous terre et y passer les cent mille ans à venir. Pour l’État français, l’enjeu est colossal : il en va de la survie de l’industrie nucléaire. De gré ou de force, ce projet titanesque doit aboutir.

Face à ce rouleau compresseur, la Meuse n’était pas censée résister. Les millions d’euros déversés sur le territoire devaient faire taire la contestation. En vain. À mesure que celle-ci s’intensifiait, Bure est devenu le théâtre d’une sidérante répression. Entre clientélisme et autoritarisme, le plus grand projet industriel d’Europe avance au mépris de la démocratie.

 

C’est ce que révèle l’enquête implacable des journalistes Pierre Bonneau et Gaspard d’Allens mise en scène par Cécile Guillard.

Pour en lire des extraits, c’est ici

 

  • Journaliste pour le site Reporterre, Gaspard d’Allens est l’auteur de plusieurs livres traitant d’écologie. Le dernier en date : Main basse sur nos forêts, a paru au Seuil en 2019. Journaliste indépendant, Pierre Bonneau travaille sur les mouvements sociaux et la criminalisation des luttes. Il contribue notamment à Reporterre, Bastamag ou l’Humanité. Après avoir étudié l’illustration et le cinéma d’animation, Cécile Guillard se consacre à la bande dessinée. Cent mille ans est son deuxième album après Une vie de moche, avec François Bégaudeau, paru chez Marabulle en 2019.

  • Cent mille ans. Bure ou le scandale enfoui des déchets nucléaires, de Pierre Bonneau, Gaspard d’Allens et Cécile Guillard,

 

  • éditions Seuil – La Revue dessinée, octobre 2020, 152 p., 18,90 €.
Hommage au Rojava

Hommage au Rojava

“J’ai combattu l’Etat islamique avec les forces kurdes en Syrie ”    André Hébert

 

En 2015, alors qu’il était étudiant en France, André Hébert a décidé de rejoindre les forces kurdes qui combattaient l’Etat islamique en Syrie.

Il raconte à StreetPress le quotidien au front, mais aussi l’ennui et l’horreur des exactions de Daech.

 

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Les Zapatistes annoncent leur venue en Europe

Les Zapatistes annoncent leur venue en Europe

En 2021, une délégation zapatiste venue du Chiapas insurgé, dans le sud du Mexique, parcourra les cinq continents.

 

Les rebelles décrivent, dans leur Déclaration pour la vie, le but de leur périple : rencontrer celles et ceux qui, partout dans le monde, dans leur variété et leurs différences, luttent contre les exploitations et les persécutions, contre la destruction de la planète ; en un mot, contre le capitalisme.

 

– Présentation par Reporterre : Au moment de célébrer le 27ᵉ anniversaire de leur soulèvement du 1ᵉʳ janvier 1994, les zapatistes du Chiapas ont rendu publique une « Déclaration pour la vie », confirmant leur intention de se rendre sur les cinq continents, à commencer par l’Europe, qu’ils sillonneront de juillet à octobre prochain. C’est l’aboutissement d’un projet commencé voici trois mois avec un texte intitulé « Une montagne en haute mer », et qui a précisé l’audacieuse aventure des rebelles mayas du Sud-Est mexicain.

Un tel voyage est un moment important dans la trajectoire des zapatistes. Hormis deux délégués s’étant rendus en Espagne en 1997, c’est la première fois qu’ils sortent du Mexique. En 2021, la délégation zapatiste comportera plus d’une centaine de membres et sera aux trois quarts composée de femmes.

Depuis un quart de siècle, des milliers de personnes venues d’Europe ou d’autres continents se sont rendus au Chiapas pour en apprendre davantage sur cette lutte atypique qui a réussi à construire des formes d’autonomie à une échelle peu commune. Cette fois, ce sont les zapatistes qui voyagent vers nous. Pour partager leur expérience, mais surtout pour aller à la rencontre des luttes qui palpitent partout en Europe et sur les autres continents. Et ainsi continuer à tisser des liens d’interconnaissance et d’échange entre des formes de résistance et de rébellion diverses et pourtant interdépendantes.

Pour l’heure, ils nous invitent à nous préparer aux rencontres dont ce voyage sera l’occasion et proposent cette « Déclaration pour la vie », déjà signée par des centaines de collectifs, d’organisations et de personnes de très nombreux pays.

 

https://reporterre.net/les-zapatistes-annoncent-leur-venue-en-Europe

 

 


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