Ne tuez pas les Araignées !

Ne tuez pas les Araignées !

Pourquoi il ne faut pas tuer les araignées !

 

En période de confinement, on est encore plus tenté de s’en débarrasser… Pourtant, elles sont essentielles.

 

Ne tuez pas les araignées !

En ces temps de confinement, vous en voyez sûrement chez vous… Sachez qu’elles sont la garantie d’un logement sain et qu’elles protègent des insectes nuisibles.

On les trouve partout dans nos maisons : Pholque phalangide, Pholcidae, Malmighatte des maisons… Mais il ne faut pas en avoir peur ! Ces espèces sont inoffensives pour l’humain.

La plupart n’ont pas l’instinct de piquer

La plupart sont craintives, n’ont pas l’instinct de piquer et ne peuvent même pas percer la peau humaine. De plus, sauf pour chercher un partenaire pour se reproduire, ces araignées passent leur vie sur leur toile.

Elles ont même un rôle à jouer dans les maisons : elles capturent d’autres insectes, qui, eux, peuvent être dangereux pour nous, comme les moustiques. Elles sont aussi indicatrices d’un environnement sain : une araignée ne tisse pas sa toile dans des endroits trop confinés, trop chauds.

Mais attention, il ne faut pas non plus mettre ces araignées dehors. Habituées depuis toujours à trouver refuge dans nos maisons, elles ne peuvent survivre dans la nature. Il vaut donc mieux les déplacer dans des endroits où elles ne dérangeront personne, comme le garage ou la cave.

 

04/09/2018 20:26   mise à jour : 19/03/2020 17:58

https://www.brut.media/fr/news/pourquoi-il-ne-faut-pas-tuer-les-araignees

Des Micro-Forêts Urbaines

Des Micro-Forêts Urbaines

Pour rafraîchir la ville

Bordeaux : la municipalité écologiste élue aux dernières municipales a décidé de remplacer le bitume de certaines places par des plantations denses d’arbres pour faire baisser la température en ville.

Première réalisation: la «placette Billaudel».

Côté rive gauche, à deux pas de la gare bordelaise. Il est 15 heures passées, un lundi. Comme à leur habitude, Didier, 64 ans, et Grégoire, 35 ans, traversent une grande étendue de bitume, baptisée «placette Billaudel» par les riverains. C’est ici que, chaque semaine, ces deux amis de longue date entament une longue promenade de quarante minutes pour se rendre rive droite et trouver «un espace boisé digne de ce nom». Aussi loin qu’il s’en souvienne, le sexagénaire, un enfant du quartier, n’a jamais vu un seul arbre à cet endroit. Rapidement, il balaie du regard la place en triangle, les rues adjacentes et pointe du doigt les façades en pierre calcaire, le goudron au sol et les quelques voitures garées en épi, au milieu. «Pas étonnant qu’il y fasse si chaud l’été. La nature y est inexistante», commente Grégoire à ses côtés. Dès 2021 pourtant, c’est ici, en lieu et place du parking central, que va pousser la première micro-forêt urbaine à Bordeaux. 240 m2 de nature foisonnante en cœur de ville.

Réputation de «ville four»

Avec cette démarche inédite, le nouveau maire écologiste, Pierre Hurmic, lance l’une de ses promesses de campagne : «Partir à la reconquête végétale de Bordeaux» en entrant en guerre contre les sols artificiels. La municipalité verte ambitionne ainsi de lutter contre l’effondrement de la biodiversité et le réchauffement climatique. Sur ce dernier point en particulier, il faut dire que la capitale girondine n’a pas usurpé sa réputation de «ville four». En période de canicule, Météo France enregistre parfois plus d’une dizaine de degrés d’écart entre la cité, ultra-minérale, et les zones rurales environnantes. Résultat : la cuvette bordelaise suffoque et ses citadins avec.

Elle sera plantee avant le printemps 2021 a cet emplacement, une place sans nom qui fait office de parking depuis des decennies au croisement des rues Billaudel, Francin et Fieffe, tout pres de l'eglise du Sacre-coeur que l'on voit a l'arriere-plan. Cette micro-foret de 240 m2 sera plantee de nombreuses especes vegetales de toutes tailles et sera inaccessible au public. Desitnee notamment a lutter contre la chaleur, elle devrait permettre de faire baisser la temperature d'un degre dans un rayon de 100 metreDeux riverains enchantés du projet : Grégoire, artiste-peintre, et Didier, qui a grandi dans le quartier jusqu’à ses 14 ans. «J’ai appris a marcher sur ces trottoirs.» Bordeaux, 30 novembre. Photo Rodolphe Escher pour Libération

Pour rafraîchir efficacement ces îlots de chaleur, la végétalisation de l’espace public est brandie comme un nécessaire rempart écologique. «Nous voulons créer une charpente verte pour qu’à l’issue de notre programme, tout Bordelais ait un espace végétalisé à moins de dix minutes à pied de chez lui. Avec les récents confinements, cette préoccupation n’a fait que grandir», complète l’élu qui confie vouloir en finir avec l’image du maire bâtisseur-bétonneur.

Mais concrètement : comment ça marche une micro-forêt urbaine ?

«Le principe est simple : pour voir des effets bénéfiques, il faut une surface minimale de 100 m2. A Billaudel, on a plus du double. Ensuite, on y plante dix fois plus dense que dans une forêt classique. Des plants jeunes pour qu’ils soient pérennes. En créant une concurrence entre les différents végétaux, tout va pousser à vitesse grand V», explique Didier Jeanjean, l’adjoint en charge de la Nature en ville et des Quartiers apaisés.

L’élu bordelais l’assure : «Au bout de trois ans, ce système naturel sera déjà bien fourni et va s’affranchir des soins pour devenir autonome.» S’inspirant du concept des jardins en mouvement, créés par le paysagiste français Gilles Clémént, la micro-forêt laissera les espèces qui s’y installent se développer librement.

Une méthode à contre-courant des traditions héritées du XIXe siècle : pas question cette fois-ci de contraindre la nature à la géométrie ou de privilégier l’aspect. D’ailleurs, ce petit poumon vert sera clôturé et inaccessible au public. Mais il y a aura des bancs tout autour.

Un arbre adulte équivaut à cinq climatiseurs

Les travaux pour arracher le bitume débuteront en janvier. Ensuite, plusieurs dizaines d’essences seront plantées avant le printemps. «Rien n’est définitif, car on attend une analyse poussée du sol, mais on fera sans doute pousser du chèvrefeuille, du houx, des chênes, des arbousiers, des fougères…» détaille Christophe Dangles, responsable du service arbres et forêts à Bordeaux métropole et en charge du projet.

«Lors des pics de chaleur, la micro-forêt permettra d’abaisser la température d’1 °C en moyenne, dans un rayon de cent mètres. C’est loin d’être négligeable, surtout quand ces micro-forêts se multiplieront partout dans la ville», poursuit l’expert, soulignant au passage qu’un arbre adulte équivaut à environ cinq climatiseurs.

Membres du service Arbres et foresterie metropolitaine, de gauche a droite : Sophie, Christophe DANGLES (chef de service) et Samia. Ici dans le patio au milieu des algecos de leurs locaux provisoires, avec au premier plan un "crayonne" du projet de la premiere micro-foret urbaine de Bordeaux qui sera plantee avant le printemps 2021 dans le quartier Nansouty.Christophe Dangles, et ses collègues Sophie et Samia, du service Arbres et foresterie métropolitaine, devant leurs locaux provisoires. Au premier plan, un dessin du projet de micro-forêt urbaine du quartier Nansouty, prévue avant le printemps 2021. Photo Rodolphe Escher pour Libération

Dans la foulée, quatre autres forêts urbaines vont être inaugurées l’an prochain – mais cette fois-ci dans des parcs – afin que les jardiniers se fassent la main et se forment à cette nouvelle gestion de la ville.

«Il y a cent ans, on ne se cassait pas la tête. C’était la notion d’ornement qui comptait. Il faut sortir de ces vieux schémas : les parcs, les squares, les alignements. Et ne plus planter un arbre parce que c’est beau, pour le dire trivialement, mais en fonction de ses caractéristiques. Ce n’est pas une course à qui plantera le plus, il faut le faire de manière raisonnée», insiste Christophe Dangles.

Avec la prohibition des produits phytosanitaires lors de l’entretien, les jardiniers devront également redécouvrir un savoir-faire, souvent négligé, voire oublié, à savoir : arracher les espèces envahissantes au bon moment ou repérer les arbres malades de façon précoce.

 

«Il faut des actes politiques courageux si on veut avancer»

Une trentaine d’autres places minérales ont d’ores et déjà été identifiées pour les années à venir. Mais planter des arbres en milieu urbain n’est pas sans contrainte. A Paris, Anne Hidalgo en a fait l’amère expérience. Alors que quatre sites avaient été retenus pour expérimenter les micro-forêts, la ville a dû revoir sa copie et en abandonner deux. Principale difficulté : le grand nombre de réseaux souterrains. Bordeaux n’échappe pas à la règle. «Câbles numériques, réseau d’eau, d’électricité, patrimoine enfoui… Les déplacer a bien évidemment un coût et peut s’avérer complexe. Mais aujourd’hui ce n’est plus un sujet tabou que de prioriser la végétalisation sur les chantiers», fait valoir Pierre Hurmic.

En un an, le budget plantation de la ville a ainsi été multiplié par trois pour passe de 100 000 euros en 2019 à 300 000 euros en 2020.

Autre point qui cristallise les tensions : la suppression de places de stationnement souvent mal vécue par les riverains. C’est le cas de Monique, qui, si elle concède trouver «beaucoup d’intérêt au projet», se dit «furieuse» que les huit places où elle se gare habituellement disparaissent. Un mal nécessaire pour Cristina et Gaëlle, elles aussi habitantes du quartier. «Nous, on pense surtout à nos enfants. C’est catastrophique le manque de verdure chez nous. Et au-delà de l’aspect pédagogique et vertueux pour s’adapter aux changements climatiques, on est aussi persuadées qu’avoir tout ce vert sur la place va faire ralentir les automobilistes et apaiser le quartier», analysent les deux jeunes mères.

«C’est notre rôle aussi de rappeler aux gens que face à l’urgence climatique, il existe des solutions alternatives comme les autos partagées ou les parkings abrités, largement sous-utilisés à Bordeaux», complète Didier Jeanjean. «J’en suis persuadé, pendant les canicules, les Bordelais préfèrent voir devant chez eux des arbres et perdre jusqu’à trois degrés, qu’une place pour se garer. Surtout qu’en plus de rafraîchir, ils absorbent le CO2 et les particules fines. De toutes les manières, il faut des actes politiques courageux si on veut avancer. Quitte à faire des mécontents», tranche le maire de Bordeaux.

Eva Fonteneau correspondante à Bordeaux.

Photos Rodolphe Escher pour Libération

https://www.liberation.fr/terre/2020/12/03/bordeaux-des-micro-forets-urbaines-pour-rafraichir-la-ville

« Il m’arrive de manger un jour sur deux »

« Il m’arrive de manger un jour sur deux »

Deux fois par semaine, l’association étudiante Co’p1

distribue à Bastille des denrées et des produits d’hygiène

aux étudiants précaires. Pas de jobs, faim,

manque de protections menstruelles, solitude…

Les étudiants racontent leur galère.

 

 Bastille, Paris (75)

« En général je ne prends qu’un repas par jour », chuchote Camille.

Comme une trentaine d’autres étudiants, elle patiente dans la longue file d’attente devant la maison des initiatives des étudiants (MIE) à Bastille.

Ils seront au final plus de 150 ce samedi midi à venir chercher « leurs paniers-repas », distribués par l’association Co’p1, créée à la rentrée de septembre.

« Une association d’étudiants pour les étudiants », explique Ulysse, le président. Le nombre de bénéficiaires ne cesse d’augmenter, avec des inscriptions complètes en seulement quelques heures

« On a dû passer à deux jours de distribution par semaine, la demande a explosé » s’inquiète Ulysse.

Selon une enquête Ipsos pour la Fédération des associations générales étudiantes, en juillet dernier, 65 % des jeunes sautent régulièrement un repas, par manque de moyens.

 

 

https://www.streetpress.com/

Inscrivez vous à notre NewsLetter

Inscrivez vous à notre NewsLetter

 

Inscrivez vous à notre liste de diffusion

pour recevoir les dernières nouvelles

Vous avez bien été inscrit ! Bravo et Merci !