Emblème de Greenpeace,

il a été en première ligne du combat écologiste, avant de connaître une fin tragique.

 

Voici l’incroyable histoire du Rainbow Warrior.

 

Le Rainbow Warrior, navire de combat

 

L’objectif de ce navire de Greenpeace : s’interposer face à des pratiques considérées comme destructrices pour l’environnement.

Il a été en première ligne de nombreux combats écologistes et joué un rôle majeur dans l’histoire de Greenpeace, avant de connaître une fin tragique… Voici l’histoire du Rainbow Warrior.

 

Un vieux chalutier britannique

À la fin des années 1970, la jeune organisation Greenpeace cherche à acquérir un bateau gros et rapide pour renforcer ses actions coup de poing à travers les mers.

Début 1978, à l’aide d’une subvention du WWF, l’ONG rachète un vieux chalutier britannique. Pendant plusieurs mois, les bénévoles le réparent et lui donne ses couleurs. Ils le nomment le Rainbow Warrior.

Le bateau commence ensuite ses campagnes dans l’Atlantique Nord. Son objectif : s’interposer face à des pratiques considérées comme destructrices pour l’environnement, comme la chasse à la baleine, la chasse aux phoques ou le rejet de déchets nucléaires en pleine mer.

En juin 1980, alors qu’il tente de bloquer un baleinier, le Rainbow Warrior est arraisonné par la marine espagnole, puis retenu à quai.

 

Il aide les habitants d’une île touchée par des retombées radioactives à s’installer ailleurs

Cinq mois plus tard, en pleine nuit, le navire s’échappe et reprend ses campagnes. En mars 1985, Rainbow Warrior fait peau neuve : il est doté de voiles. Il devient plus économe en carburant et peut rester en mer pendant de longues durées. Il prend alors la route de l’océan Pacifique pour l’opération « Exodus Rongelap ».

Sur une île touchée par des retombées radioactives d’essais nucléaires américains dans les années 1950, le bateau de Greenpeace embarque environ 300 personnes et 100 tonnes de matériel, à la demande des habitants. Rainbow Warrior les conduit sur une autre île pour qu’ils puissent s’y installer. Il regagne ensuite le port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, afin de bloquer les tests d’armes nucléaires menés par la France dans le Pacifique.

 

Le 10 juillet 1985, deux explosions retentissent à bord

Le 10 juillet 1985, juste avant minuit, alors qu’une dizaine d’activistes sont à bord, deux explosions retentissent. Fernando Pereira, photographe de l’équipe, reste prisonnier du Rainbow Warrior et meurt noyé.

Le bateau est irréparable. Rapidement, l’enquête mène à la piste d’un sabotage perpétré illégalement par des agents français.

Alors que la presse internationale s’empare du scandale, le gouvernement français finit par reconnaître que les bombes ont été posées par ses services secrets.

Quelques années après le sabotage, Greenpeace met à l’eau le Rainbow Warrior II, un nouveau navire qui retourne s’opposer aux essais nucléaires français. Sous la pression internationale, la France finit par abandonner ces tests.

Le 12 décembre 1987, en présence de nombreux soutiens, l’épave du Rainbow Warrior est coulée dans la baie de Matauri, en Nouvelle-Zélande. Il devient un lieu de plongée mythique et offre un abri à de nombreuses espèces marines.

 

25/07/2020 10:29

https://www.brut.media/fr/international/une-vie-le-rainbow-warrior

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